Comment lire les graphiques interactifs

Toutes les courbes de ce site mesurent la même chose : le pourcentage d'intentions de vote au premier tour des élections législatives, institut par institut. Ce n'est pas une projection en sièges. L'Assemblée nationale est élue au scrutin uninominal à deux tours, circonscription par circonscription : un parti crédité de 20 % au niveau national peut en tirer une poignée de députés ou plusieurs dizaines, selon les reports de voix du second tour et les triangulaires. Le site montre l'état de l'opinion, pas le résultat en sièges qui en découlerait.

Sur la page d'un parti — le RN, LFI, le PS, Les Républicains, Renaissance — chaque institut trace sa propre courbe : Ifop, Ipsos, Elabe, OpinionWay, Odoxa, Harris Interactive, Cluster17 et les autres. Le curseur situé sous le graphique, la molette de la souris et le glisser-déposer permettent de zoomer sur une période et de déplacer la fenêtre visible. En survolant le graphique, un repère vertical affiche une infobulle qui liste chaque institut à cette date avec sa valeur exacte : un sondage publié est donné en points entiers, tandis qu'une valeur située entre deux sondages est interpolée et affichée avec une décimale, par exemple 2,3. Un clic sur un nom dans la légende masque ou rétablit la courbe correspondante — le moyen le plus rapide de vérifier si un mouvement apparent tient à l'ensemble des instituts ou à un seul. Lorsqu'un institut cesse de publier pendant une longue période, sa courbe est interrompue au lieu d'être tirée jusqu'au point suivant.

Les repères verticaux sont les élections législatives, de 1958 à juin 2024, et le point posé sur chacun d'eux est le résultat officiel du premier tour : les derniers sondages d'une campagne et le verdict des urnes se lisent ainsi dans la même image. Des épingles signalent les records, c'est-à-dire le plus haut et le plus bas atteints par un parti, soit depuis le début de l'archive, soit sur une période récente. Sur le graphique d'un institut particulier, l'infobulle précise « selon Ifop » : ce record n'appartient qu'à cet institut, pas à la moyenne.

Les pages de coalitions additionnent les intentions de vote de plusieurs partis : le Nouveau Front populaire, Ensemble, RN + UDR, la droite LR + UDI, l'extrême droite dans son ensemble et le front républicain. Une ligne horizontale y marque les 50 % des voix. Elle sert de repère de lecture, et non de seuil de majorité absolue à l'Assemblée : là encore, ce sont des voix au premier tour, pas des sièges.

La page de comparaison répond à une autre question : non pas « où en étaient les sondages en mars », mais « à quoi ressemblaient les trois derniers mois avant chaque scrutin ». Son axe horizontal décompte les jours, de 91 jusqu'à 0, si bien que les fins de campagne se superposent, les élections les plus anciennes étant tracées en plus transparent. Ces graphiques ne se zooment pas : leur fenêtre est fixe par construction. Sous chaque graphique figure enfin un tableau reprenant les mêmes chiffres en texte, utile comme aperçu et comme secours si le graphique interactif ne se charge pas.